Jungle Weed – Interview by Culture Dub

À l’occasion de la sortie de son nouvel album « Kumbh » en libre téléchargement chez ODG Prod, nous avons posé quelques questions à Jungle Weed afin de connaitre un peu mieux son parcours, ses influences et surtout l’histoire de cet opus, inspirée par le festival religieux indien Maha Kumbh Mela

Jungle Weed

Jungle Weed

 

Jeune dubmaker très talentueux, Jules Deville aka Jungle Weed nous avait bluffé dès la sortie de son premier EP « Bollyworld » en 2015 (lire la chronique). Un mini-album de 4 titres déjà très mature, où l’Electro-Dub se confondait complètement à de la Musique Indienne, grâce à des samples enregistrés par ses propres soins ! Véritable Dub-Trotter, ses voyages en Inde font véritablement vivre sa musique, et après un second EP intitulé « Jungle Book », Jungle Weed a sorti le 12 septembre 2016 son véritable premier album, « Kumbh », un voyage de 10 titres au coeur du festival indien Maha Kumbh Mela

Si ce n’est pas déjà fait, je vous invite à télécharger cet album sur ODG Prod en cliquant ici !

Maintenant, appuyez sur « Play », et découvrons un peu plus l’univers de Jungle Weed

Interview de Jungle Weed par Culture Dub :

Culture Dub : Qui se cache sous le nom de Jungle Weed ?

Jungle Weed : Je m’appelle Jules Deville, je suis né le 22 mai 1991 à Toulouse. Je fais de la musique depuis tout petit. Mes parents ont toujours pensé qu’il était important de créer et de faire marcher l’imagination en jouant d’un instrument ou bien en écoutant de la musique ! À l’adolescence, je me suis passionné pour la MAO (Musique Assistée par Ordinateur) et je suis parti faire une formation de technicien du son à Montpellier.

CD : Quelles sont tes influences musicales ?

JW : J’ai été bercé par le Rock Psychédélique, le Jazz, le Rock Anglais et Américain. Ma découverte de la musique jamaïcaine s’est faite tardivement vers mes 14 ans. Mes influences sont donc très diverses ! Elles vont des Pink Floyd et Deep Forest à Stand High Patrol et Zion Train, en passant par Ravi Shankar bien sûr. Mais j’avoue être très branché par les musiques psychédéliques.

CD : Comment composes-tu ta musique ?

JW : Mon album « Kumbh » s’est déroulé à peu près de la même façon que mes anciens EPs. En fait, je suis parti voyager en Inde à la rencontre de personnes, de chanteurs de rue et de différents bruits, équipé de mes enregistreurs portables, de mon ordinateur et d’un clavier maître.

Jungle Weed - Kumbh

Jungle Weed – Kumbh

CD : En quoi « Kumbh » est-il différent des tes premiers EPs alors ?

JW : La différence sur cet album est bien le thème : la « Maha Kumbh Mela ». Depuis 12 000 ans, le plus vieux festival religieux de l’histoire de l’humanité, la Maha Kumbh Mela, se déroule en Inde et cela tous les 12 ans. Accordé à l’astrologie et à l’alignement des planètes, ce festival rassemble près de 99 millions de pèlerins Hindous durant 1 mois ! C’est dans ce cadre-là que j’ai composé cet album, en enregistrant des musiciens, des chanteurs mais aussi toutes sortes de sons et de bruits d’ambiance. Après ces 3 années en Inde à parcourir les routes, et après m’être plonger dans cette culture et l’hindouisme plus particulièrement, c’était pour moi et ma compagne l’ultime lieu à découvrir. Un lieu fort et puissant spirituellement, à faire au moins une fois dans sa vie ! Pour revenir à l’album, des joueurs de Sitar, un saxophoniste, un joueur de guimbarde, mais aussi des groupes de chants ont participé à sa conception.

CD : Quels sont tes projets ?

JW : Je projette la sortie d’un album pour la fin 2017, mais aussi la « sortie » d’une exposition photo de ma compagne Sarah. Nous repartons également en Inde en immersion dans les plus grands bidonvilles du pays, pour être le micro des populations, des castes, des femmes, des enfants… Toutes ces personnes livrées à elles-mêmes, délaissées et abandonnées par la société Indienne. De nouveaux musiciens sont en contact avec moi et participeront au projet, comme ceux qui ont participé aux précédents. Le projet se montera autour d’une exposition photographique et d’un album mais aussi de quelques reportages. Et une partie de l’argent récolté sera reversée à un orphelinat en Inde.

CD : Quand pourra t’on te voir en live ?

JW : Je commence à tourner en France à partir de début novembre 2016. Je joue le 4 novembre à Gueret, le 5 novembre à Alès accompagné de Sama Renuka et de Ti Zion, et le 10 novembre à l’électrode Miramas. Toutes ces dates sont accompagnées d’une exposition photo de ma compagne sur le thème de la Maha Kumbh Mela. Et nous sommes ouverts à toutes propositions !

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Big up Jules !
Loob