Live Report – Rototom Sunsplash 2018 part 1 – Benicassim (Espagne)

Le festival Rototom Sunsplash célébrait sa 25ème édition du 16 au 22 août 2018 du côté de Benicassim en Espagne. Comme tous les ans, la programmation était impressionnante, avec des artistes tels que Julian Marley, Groundation, Sly & Robbie, Jah Shaka ou encore Kibir La Amlak, retour sur les trois premiers jours du festival !

Cocoa Tea

Cocoa Tea

 

Comme tous les ans au mois d’août (lire le report de l’édition 2017 ici), les massives du monde entier se retrouvent au Rototom Sunsplash, l’un des plus grands festival Reggae au monde. Depuis 2010, celui-ci est installé à Benicassim, près de Valence en Espagne, mais rappelons que le festival a débuté en Italie. Cette année, c’est une édition spéciale qui nous attendait, puisque ce sont les 25 ans du Rototom Sunsplash, nous n’avons donc pas hésité longtemps pour traverser la France et nous rendre là bas !

Comme d’habitude, le village Rototom se met en place sur le camping du festival, où l’on ne manque de rien. Douches, toilettes, petit marché, restauration, service pour laver le linge, pharmacie… tout est là ! Et en cas de besoin, le centre-ville de Benicassim ne se trouve qu’à 10 minutes à pied du festival, tout comme la plage (bien que la plage Solé, où se déroulaient les activités cette année, soit elle plus loin), bref tout est pensé pour passer une semaine parfaite !

Sur le festival, les différentes scènes et zones d’activités sont présentes comme l’année dernière. Reggae University, Foro Social, Pachamama, Magico Mundo, Rototom Circus, African Village, en plus de la plage Solé où se déroulaient des cours de danse et des concerts, ils sont tous là cette année encore ! Côté musique, toutes les scènes sont aussi de nouveaux installées, Main Stage, Lion Stage, Dancehall, Dub Academy, Jumping, Carribean Uptempo, Roots Yard… prêtes à accueillir des artistes du monde entier !

De nombreux festivaliers arrivant la veille (voire 2 jours!) avant l’ouverture officiel du festival, le Rototom Sunsplash avait organisé une soirée le 15 août sur le site du festival, avec 2 scènes ouvertes de minuit à 4 heures du matin. Nous avons donc pu nous mettre en jambes grâce aux artistes présents ce soir-là sur la Jumping et la Carribean Uptempo, avec des sélections très variées, Hip-Hop, Roots, Dub, Ska, il y en avait pour tous les goûts !

Jour 1:

Le lendemain nous y sommes enfin, tout le festival ouvre officiellement ses portes ! Après avoir fait un tour du site pour voir les nouveautés et se repérer, place à la musique ! Et dès 21 heures sur la Main Stage c’est à Julian Marley d’ouvrir le bal de cette 25ème édition ! Comme ses autres frères, Julian n’hésite pas à reprendre certains des plus grands titres de son père, puisqu’il fait son entrée sur scène en jouant ‘Natural Mystic’. Cependant il semblerait qu’il ait un album qui va sortir prochainement, puisqu’il va interpréter 2 nouveaux morceaux ensuite, ainsi qu’un titre Ska. Julian Marley chantera encore de son père ‘The Heathen’, avant de chanter sa big tune ‘Boom Draw’, puis de finir sur ‘Exodus’ et ‘One Love’, un concert à la Marley on peut dire, Julian Marley possède quelques caractéristiques vocales de Bob Marley, et aura parfaitement lancé cette 25ème Rototom Sunsplash !

EarthKry

EarthKry

Du côté de la Lion Stage, après avoir dégusté quelques tapas typiques au Reggae Bar, place à EarthKry devant un public qui s’agrandit petit à petit. Le chanteur guitariste à la superbe voix, accompagné d’un batteur, d’un bassiste et d’un claviériste, offre un reggae roots moderne et dansant, plein d’ondes positives et avec une belle énergie. Le groupe débute avec le titre ’9 to 5′ (2015), l’une de nos favorites, puis jouera les titres de leur dernier album « Survival » sorti en juin 2017.

C’est ensuite au tour de Cocoa Tea de jouer sur la Main Stage. Le chanteur vétéran va livrer un superbe concert, faisant son entrée sur un morceau ‘Nyahbinghi’, avant de chanter ‘Feel The Power’ pour transmettre le pouvoir du reggae au public, puis ‘Rasta Man’, ‘Poverty Line’, ‘Jah Is Real’ ou encore ‘Informer’. L’artiste jamaïcain va ensuite nous proposer une partie plus Dancehall, avec notamment des reprises des classiques ‘Bam Bam’ et ‘Murder She Wrote’, avant de laisser la place à sa protégée, la toute jeune Koffee. A peine majeure, elle a pourtant déjà acquis une solide réputation en Jamaïque grâce à son aisance vocale, le tout en une poignée de singles ! Son passage fût court mais remarqué ! Elle n’a en effet chanté que deux morceaux, dont le titre ‘Raggamuffin’ qui nous a permis d’admirer sa technique vocale, une artiste dont on a assurément pas fini d’entendre parler et dont c’était la première tournée en Europe ! Cocoa Tea reviendra ensuite sur scène quelques instants, en reprenant notamment ‘My Number One’ et ‘Night Nurse’ de Gregory Isaacs, il fera aussi un hommage à Buju Banton avant de terminer son concert, très bon moment !

Nous nous rendons ensuite à la Lion Stage, avec un concert particulièrement intéressant. C’est en effet Roberto Sanchez qui est présent avec ses musiciens, pour un Lone Ark Showcase en compagnie de Ines Pardo, Benjammin et Shanti Yalah, trois artistes talentueux qui ont sorti chacun un album récemment. Ines Pardo est venue présenter son album « One Sister Showcase », qui renferme des superbes morceaux comme ‘One Sister’, ou la big tune ‘Sound System’ sur lequel sa sœur va également faire une apparition. Quant à Benjammin, il a sorti l’excellent album « Sons And Daughters », et va interpréter ‘Be Yourself’ ou le superbe titre éponyme de l’album. Excellente prestation de ces deux artistes qui se seront montrés en grande forme, on aurait également aimé entendre Shanti Yalah puisque son album « Creation » vaut également le détour, espérons que ça sera pour bientôt !

Nous retournons ensuite sur la Main Stage voir une des attractions de ce line up 2018, en la personne de Ben Harper. En attendant son arrivée, le DJ Freddie Krueger joue des classiques Reggae Dancehall histoire de maintenir l’ambiance, comme il le fera durant tout le festival. Puis, l’artiste américain arrive sur la grande scène. Dans un style s’éloignant du Reggae mais touchant plutôt au Folk, à la Soul voir au Rock, Ben Harper et son groupe proposent un style vraiment différent qui se démarque des autres groupes. Ce n’était pas forcément au goût de tous dans l’équipe, mais les festivaliers étaient nombreux au rendez-vous, et on mentionnera entre autres les solos de djembé vraiment bien maîtrisés apportant la petite touche Reggae.

Nous faisons ensuite un petit détour par la scène Dancehall pour le show plutôt atypique et surprenant de Spice. Elle arrive dans une combinaison pailletée et moulant, chantant et twerkant comme une pro. Elle est ensuite rejointe par deux danseuses tout aussi sexy, et le trio mettra une ambiance de digue dans le public, en défiant même deux jeunes festivaliers sur scène qui se seront vite retrouvés maîtrisés de manière sensuelle mais pas des moins efficace par les danseuses… Ça, c’est du show !

Blackboard Jungle

Blackboard Jungle

Inévitablement, nous terminons la soirée à la Dub Academy. Cette année encore, c’est Blackboard Jungle qui va sonoriser l’endroit toute la semaine, bien que ce soir on assiste à une rencontre avec les barcelonais Greenlight Sound System, les deux crews ont donc installé 12 scoops chacun ce soir. La Dub Academy a été déplacée cette année et se trouve proche de la Dancehall, pour notre part nous avons trouvé le son un peu moins bon à cet endroit, notamment lorsqu’on était un peu plus éloigné, les basses prenant trop le dessus.

Blackboard Jungle était venu ce soir avec Dixie Peach, tandis que Greenlight était avec Kenny Knots et Macky Banton. Comme à son habitude, Macky Banton était plein d’énergie, chacune de ses apparitions faisant monter l’ambiance d’un cran ! Dixie Peach et Kenny Knots n’étaient pas en reste, et auront également assuré de belles performances. Côté sélection, on aura pu entendre Dixie Peach chanter ‘Make Dem Know’ issu de l’album de Weeding Dub « Another Day Another Night », ou encore le superbe ‘Rise And Shine’ repris par Jahcoustix sur le label Railroad Records. Greenlight jouera un morceau de I-Leen, une big tune de OBF et Iration Steppas, ou encore une terrible dubplate du morceau ‘Jahovia’ de Danny Red. Côté son, une petite préférence personnelle pour le son du Blackboard Jungle Sound System plus rond et profond, comparé au Green Light Sound System un peu plus dans les aigus et plus « perçant », mais ça c’est au goût de chacun !

La soirée se terminera en Dub Fi Dub entre les deux crews, nous repartons enfin nous coucher en entendant les premiers morceaux des anglais Royal Sounds sur la Lion Stage, parfait pour terminer cette première journée !

Jour 2:

Le deuxième jour, nous commençons notre journée à la Reggae University, avec la projection du film mythique « The Harder They Come » de Perry Hanzell, avec Jimmy Cliff dans le rôle principal.

Groundation

Groundation

Les concerts débutent ensuite à 20h30 sur la Main Stage, avec Groundation. Emmené par le charismatique Harrison Stafford, le groupe a fait peau neuve et est composé de nouveaux musiciens, le nouvel album du groupe avec cette formation est prévu pour le 21 septembre. Groundation va donc alterner entre nouveaux morceaux que l’on découvre et d’autres plus anciens, parmi lesquels ‘Smile’ ou ‘Jah Spirit’. Quelques gouttes de pluie vont se mettre à tomber pendant le concert, mais ça n’empêchera pas Groundation d’assurer un excellent concert aux messages conscients et engagés. Le groupe va ensuite reprendre ‘Ride Natty Ride’ de Bob Marley, ils joueront aussi ‘Freedom Taking Over’, superbe concert, on attend avec impatience de pouvoir écouter leur nouvel album, intitulé «The Next Generation ».

Nous faisons ensuite un petit passage à la Lion Stage, afin de voir quelques morceaux d’Alpheus. Le chanteur à la voix magnifique, backé par deux choristes et le band Mighty Megatone (de nouveau composé de Roberto Sanchez entre autres), va nous régaler de ses morceaux Ska Rocksteady. On a pu entendre des titres comme ‘Far Away From Me’, ‘Just A Little’ ou encore ‘Nah Go Take It’, on serait bien resté plus longtemps, mais un superbe plateau se préparait sur la Main Stage.

En effet, ce sont les mythiques musiciens Sly & Robbie qui se présentent sur scène, accompagnés de plusieurs chanteurs. Le premier à venir est Junior Natural. Ce chanteur suisse a enregistré un album avec Sly & Robbie l’année dernière intitulé « Militant », son passage sera court, seulement deux titres, mais il faut dire qu’il y avait du lourd à venir après lui !

C’est ensuite le chanteur Bitty McLean qui va venir chanter, dans son style Lovers toujours aussi efficace. Il chantera notamment ‘To Fall In Love’, sa voix est toujours impeccable et nous aura convaincu.

Puis vient le tour de Yellowman. Le légendaire DJ est plein d’énergie et va chanter des titres comme ’54-46′, ‘Mad Over Me’ ou le classique ‘Zungguzungguguzungguzeng’, mais malgré toute sa bonne volonté sa voix n’est malheureusement plus au niveau. Il tourne assez peu en Europe donc nous avons eu de la chance de le voir, mais son concert restera tout de même assez décevant.

C’est Johnny Osbourne le dernier artiste à venir sur scène. Lui par contre a une voix toujours superbe, comme il va le prouver avec des titres comme ‘Rock It Tonight’, ‘Truth And Rights’, ‘No Ice Cream Sound’ et ‘No Ice Cream Love’. Il chantera encore ‘Give A Little Love’, le toujours efficace ‘Buddy Bye’, avant de finir sur la big tune ‘Jahovia’ sur laquelle Bitty McLean et Junior Natural vont revenir, superbe concert pour Sly & Robbie !

Premier passage à la Dub Academy pour cette deuxième soirée, cette fois-ci le Sound System de Blackboard Jungle est installé complètement, réparti en 3 stacks : un de 8 scoops face à la control tower et deux autres de 6 scoops sur les côtés. Le crew Real Rockers propose une sélection strictement vinyle de purs sons Dub, sur lesquels trois MC différents se relaient, aux voix et aux flows entrainants et énergiques. Les dubbers sont déjà présents en masse et à fond !

Jimmy Cliff

Jimmy Cliff

Une autre légende vient conclure la soirée sur la Main Stage, mais juste avant nous avons droit à un court (même trop court) spectacle mixant danse africaine et acrobaties très impressionnant. Puis Jimmy Cliff prend place et va livrer un concert classique, avec des morceaux tous bien connus du public, notamment ‘Rub-A-Dub Partner’, ‘Wild World’, ‘Vietnam’, ‘The Harder They Come’, ‘Johnny Too Bad’ ou encore le plus commercial ‘Hakuna Matata’. C’est à ce moment que nous quittons le chanteur, puisqu’il reste encore de nombreux concerts à découvrir…

Retour à la Dub Academy, où Ashanti Selah et Ras Divarius sont en train de jouer. Le fils de Aba Shanti I suit les traces de son père à coup de superbes productions ces derniers temps, mais une fois encore lorsque l’on est un peu plus éloigné le son est relativement moyen, lorsqu’il y avait beaucoup de monde il était difficile de pouvoir se rapprocher. On aura quand même pu entendre la big tune ‘Reparations’ de Keety Roots ainsi que la version de Donovan Kingjay ‘Got To Go’, ou encore le terrible ‘Sound System DNA’ de Weeding Dub, avec Ras Divarius au violon dessus.

Nous nous dirigeons ensuite à la Lion Stage pour voir quelques morceaux de Mo Kalamity. La chanteuse vient nous présenter son dernier album enregistré en Jamaïque « One Love Vibration », et va interpréter des titres comme ‘Jah Love’, ‘Kingdoms Of Africa’ ou le superbe ‘Open Your Eyes’. Ses textes sont conscients et recherchés, et sa voix est toujours aussi belle, cela fait un moment que nous ne l’avions pas vu et c’est toujours aussi bien ! Une mention spéciale pour son guitariste le grand Kubix et ses solos de guitare impressionnant !

Nous terminons la soirée à la Dub Academy, avec Kibir La Amlak, accompagné de Dawta’s Of Aya. Dawta’s Of Aya est un crew venu de São Paulo, composé de trois femmes, Regiane Cordeiro, Carol Afreekana et Sistah Mari, qui possèdent chacune leur propre style. Regiane Cordeiro est en effet plus dans le chant, Sistah Mari le toast, et Carol Afreekana fait elle de la Dub Poetry. Elles chantent en portugais, et auront posé leurs voix sur des titres comme ‘A Luta Continua’, elles auront aussi chanté leur nouveau morceau ‘Revoluçao’. Kibir La Amlak jouera la dernière heure seul, jouant notamment ‘Mental Freedom’ entre autres, pour une superbe fin de soirée, c’est la première tournée en Europe de Dawta’s Of Aya, venues représenter la scène Dub brésilienne avec brio !

Jour 3:

Le troisième jour démarre sur la Main Stage où les festivaliers sont accompagnés par la fanfare présente tous les jours sous un grand soleil, avec un autre groupe incontournable de la musique jamaïcaine, les Skatalites. Bien sûr la formation a beaucoup changé depuis ses débuts, mais les musiciens présents ce soir auront assuré un superbe concert nous renvoyant dans les années 60, avec des titres comme ‘Two For One’, ‘James Bond’, ou encore ‘Guns Of Navarone’. Le grand Vin Gordon était présent au trombone, et deux chanteurs vont ensuite se succéder au micro. La première est Doreen Shaffer, qui va reprendre ‘When I Fall In Love’ de Ken Boothe ou encore chanter ‘Sugar Sugar’. Puis après le ‘Rock Fort Rock’ des Skatalites, c’est Derrick Morgan qui se présente. L’un des chanteurs majeurs du Ska va interpréter quelques uns de ses grands classiques, comme ‘Reggae Train’, ‘The Conqueror’, ou encore ‘Rudie No Fear’. Il reprendra aussi ‘Simmer Down’ des Wailers, si les Skatalites tournent régulièrement c’est beaucoup plus rare de voir de tels artistes avec eux, tout ce beau monde nous aura fait passer un superbe moment !

Jah Shaka

Jah Shaka

Nous nous dirigeons ensuite à la Dub Academy, où Jah Shaka venait jouer toute la nuit, avec une session de 8 heures ! Comme à son habitude, il débute par une sélection consacrée à Bob Marley, jouant notamment ‘Redemption Song’ et sa superbe version aux cuivres, ‘One Love’ ou encore ‘Exodus’. Il va ensuite jouer deux autres morceaux qui ne manquent jamais lors de ses sessions, ‘Praise Ye Jah’ de Sizzla et le terrible ‘Jahovah’ de Danny Red. On entendra encore ‘Jahoviah’ des Twinkle Brothers, avant de faire un petit passage parla Lion Stage.

Le groupe espagnol Hi Shine Ladies est en effet en train de s’y produire. Leur particularité ? Comme leur nom l’indique, le groupe est composé uniquement de femmes, de la chanteuse à la bassiste en passant par les choristes, la saxophoniste, la trompettiste, la guitariste, la batteuse et la claviériste. Energiques, talentueuses et rayonnantes, elles proposent un reggae dansant auquel vient s’ajouter la superbe voix de la chanteuse, ainsi que des textes féministes et engagés. Le public est à fond, totalement conquis par les Ladies !

Il est temps de retourner sur la Main Stage afin de voir l’artiste jamaïcain Romain Virgo. Le jeune chanteur vient remplacer au pied levé le groupe américain Slightly Stoopid, contraint d’annuler sa tournée européenne. Pour notre part ce changement nous convient puisque nous aimons beaucoup ce que fait Romain Virgo ! Il va chanter des morceaux bien connus du public comme ‘Who Feels It Knows It’, ‘Mi Caan Sleep’, ‘Another Day Another Dollar’, ou encore ‘No Money’. Il chantera également ‘Dem A Coward’, le terrible ‘Fade Away’, ‘Rich In Love’, ainsi que des morceaux issus de son excellent dernier album « Lovesick », notamment ‘Trouble’ et ‘Now’, très bon concert de Romain Virgo qui sait comment mettre l’ambiance !

Nous retournons ensuite quelques instants sur la session de Jah Shaka à la Dub Academy. Les massives ont déjà largement investi l’endroit, comme à chacune de ses apparitions le Zulu Warrior est très attendu ! On entendra ‘Give Thanks For Life’ de Keety Roots, avant d’aller assister au dernier concert de la soirée sur la Main Stage.

Tiken Jah Fakoly

Tiken Jah Fakoly

Après un nouveau petit show de danse africaine ainsi que l’annonce de l’attribution du « Prestigious Africa Peace Awards » au Rototom Festival promouvant la paix, l’unité et l’harmonie, c’est Tiken Jah Fakoly qui vient conclure la soirée. Le chanteur ivoirien va une fois de plus interpréter ses meilleurs titres, parmi lesquels ‘Ca Va Faire Mal’, ‘Le Balayeur’, ‘Quand L’Afrique Va Se Réveiller’, ou encore ‘Les Martyrs’. Les paroles sont toujours aussi travaillées avec des messages de paix, d’unité mais également des dénonciation parlant de la situation de son pays, l’Afrique. Il terminera son concert par l’énergique ‘Françafrique’, un set toujours aussi efficace pour Tiken Jah Fakoly, très apprécié du public.

Le temps d’un instant pour apercevoir la jolie et souriante Holly Cook sur la Lion Stage faire danser les festivaliers avec un Reggae Roots Ska entraînant, nous nous rendons de nouveau à la Dub Academy pour terminer la soirée en compagnie de Jah Shaka. Celui-ci va encore jouer le terrible ‘Another Vision Of Redemption’ d’Ashanti Selah et Ras Teo, ‘Jah Love Is An Amazing Thing’ de David Oneaway et King Alpha, ‘Jah A Di Best’ de Moa Anbessa, avant de jouer en fin de session, comme tout au long de sa tournée cet été, la nouvelle big dubplate de Danman et Indica Dubs à sa gloire, ‘When Shaka Comes’. La session se termine un peu après 6 heures du matin, c’est le seul artiste qui aura eu le droit de finir à cet horaire cette année, la légende aura encore livré une superbe session !

Nous nous arrêtons un petit instant à la Lion Stage ensuite, pour voir Laguna Pai. Le groupe venu du Pérou semble très intéressant, les quelques morceaux que nous aurons entendu nous aurons beaucoup plus, malheureusement la fatigue nous gagne et nous partons nous coucher, mais nous allons nous intéresser à ce groupe…

Petit bilan à près de la moitié du festival : c’est intense mais tellement bon ! Ici, nous sommes déconnectés de la routine et nous vivons au rythme du soleil, de la musique et de la danse… Que demander de plus ?

Revivez la suite des 4 autres jours du Rototom Festival  dans le report « part 2″ qui arrive très prochainement !

Pics by Kevin On The Roots